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14 juillet 2011

Comment je suis devenu indépendant (En réponse à Sheldon)

Objectif : Réussite (mots-croisés)

Lors de son dernier post, Sheldon nous a fait part des 10 raisons pour lesquelles il ne souhaite pas devenir indépendant, des raisons ma foi fort légitimes car effectivement basculer vers ce mode de statut n’est pas une décision anodine. Et je pense que plus le temps passe et plus la décision de se dire, j’y vais ou je n’y vais pas devient de plus en plus dure. Les raisons peuvent être diverses mais avec un seul dénominateur commun, la peur…

Cette peur peut revêtir plusieurs formes, la peur de ne pas avoir de missions, donc en découle la peur de ne pas pouvoir honorer ses créances (remboursement du prêt immobilier, du prêt auto,) et nous avons bien évidemment le facteur aggravant de cette peur, la famille, les enfants… Effectivement avec tout cela je peux concevoir que certains hésitent à sauter le pas… Pour ma part concernant ma prise de décisions, on peut dire que le destin m’a un peu facilité les choses. Je m’en vais vous narrer cela en quelques lignes.

Je m’épanouissais donc dans ma vie de salarié au sein d’une petite boite de conseils, ce travail m’offrait des possibilités de voyages qui n’étaient ma foi pas pour me déplaire, la Floride, le Texas, Tunis… Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, sauf qu’un jour les choses ont un peu moins bien fonctionné (disons que pour la première fois je faisais connaissance avec l’inter contrat), et les grands chefs ont donc décidé de mettre un point un final à cette aventure.. Nous voila donc mes collègues de l’époque et moi même engagés dans un processus de licenciement économique.. A ce stade de l’histoire il est difficile d’appréhender le pourquoi du comment de mon grand saut vers l’indépendance, mais j’y viens… Patience le dénouement est proche… Compte tenu du fait qu’il s’agissait d’une boite internationale les grands chefs nous ont proposé avant de définitivement mettre la clef sous la porte de nous laisser reprendre la structure française… Après quelques réunions il est vite apparu qu’il serait difficile de concilier autant de points de vues différents (voir même d’égos) au sein d’une même structure..

C’est donc à ce moment que l’idée d’être indépendant m’est apparue comme une évidence, car la question était simple, comment pouvoir continuer à travailler avec mes anciens collègues dans l’hypothèse où leur projet de reprise aboutissait?… Ça y est!! A partir de ce moment le mot était lâché et il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour me lancer, je me disais que j’avais de quoi voir venir avec ce que j’avais obtenu de mon licenciement économique… Mais il est vrai que même si entre le moment où j’ai monté la structure et le moment où j’ai décroché mon 1er contrat, le temps n’a pas été bien long…. Ce dernier m’a tout de même semblé être une éternité car cette peur de me dire que ça n’allait pas marcher était bien présente… Pour ne rien vous cacher elle est revenue parfois mais à présent j’entame ma 6ème année et il ya bien longtemps qu’elle n’est pas venue me taquiner…

Pour en revenir au post de Sheldon car après lecture de ce dernier je n’ai pu m’empêcher de sonder mes différents confrères voilà ce qu’il en ressort:
Avantages:

  • La liberté de choisir ses missions (avec un bémol car c’est un avantage variable en fonction de la conjoncture)
  • La liberté sous toutes ses formes
  • L’argent (lors de mes différents sondages c’était bien évidemment l’argument numéro 1)

Inconvénients:

  • Manque de visibilité
  • Pas de plans de carrière

En conclusion le quotidien d’un indépendant n’est pas simple et l’on constate au vue des avantages et inconvénients (dont certains se recoupent avec ceux énoncés par Sheldon) qu’il y a tout de même une prise de risque et qu’elle a un prix. Toutefois je pense que (cela n’engage que moi) dans le contexte actuel les sociétés auront toujours besoin de freelances. Je ne pense pas non plus qu’il y ait de formules magiques pour durer, les clefs pour cela sont d’être professionnel, expert dans son domaine, être capable d’anticiper, avoir un bon relationnel, savoir communiquer et savoir enrichir son réseau (liste non exhaustive). Si l’on a bien tout cela en tête je pense que l’on peut facilement démystifier le monde des indépendants. Pour ma part je ne regrette rien mais en revanche si l’histoire ne s’était pas produite comme elle l’a été, je ne sais pas si je serais la pour vous en parler aujourd’hui. :) .

NB: Tous mes anciens collègues sont eux aussi devenus indépendants et vous aurez donc compris que la reprise ne s’est jamais faite…

William

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